Les différents types de fissures en façade
Les professionnels classent d’abord les fissures selon leur largeur, mesurée à l’endroit le plus ouvert. C’est un repère simple, mais il oriente tout le reste : le diagnostic, le traitement et l’intervenant.
Microfissures et faïençage (moins de 0,2 mm)
Ce sont des fissures à peine visibles, souvent en réseau, qui dessinent comme une peau de crocodile à la surface de l’enduit ou de la peinture. Le faïençage de l’enduit vient généralement d’un retrait au séchage, quand l’enduit a été appliqué par temps chaud ou venteux, ou trop riche en liant. Sur une façade repeinte il y a longtemps, la peinture elle-même a durci sous les UV et craquelle. Ces microfissures ne menacent pas la structure, mais elles laissent entrer l’eau peu à peu.
Fissures fines (0,2 à 2 mm)
Plus nettes, elles apparaissent aux points de faiblesse : angles de fenêtres et de portes, jonction entre un mur en parpaing et un poteau en béton, raccord entre l’ancienne maison et une extension, liaison avec un tableau de volet roulant. Elles sont souvent dues à la dilatation différente des matériaux. Sur un mur en blocs, la fissure en escalier qui suit les joints mérite une attention particulière, car elle peut traduire un léger tassement.
Fissures larges et lézardes (plus de 2 mm)
Au-delà de 2 mm, on parle de lézarde. La fissure traverse souvent le mur, se voit parfois à l’intérieur, et traduit un mouvement de la structure : fondations qui tassent, sol qui bouge, chaînage défaillant. Ce n’est plus un sujet de peinture, mais de bâti.